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Au sommaire du magazine
La patience est-elle synonyme de vertu ou le signe révélateur d'une impuissance ? Voilà une question fondamentale qui gère quotidiennement notre action syndicale.
Le 8 juillet 2003, l'U.N.A.P.M. représentée par son secrétaire national Jean Georges MERITZA et moi-même, ainsi que le coordonnateur de l'intersyndicale avons été reçus par M. DILASSER, un collaborateur de Nicolas SARKOZY, ministre de l'Intérieur.
L'objet de cet entretien était comme vous le savez : le volet social. D'aucun vous dirons : “ ça suffit, on nous promène, on peut toujours attendre…”
Le ministère s'est engagé à faire une étude sur la faisabilité afin de satisfaire certaines de nos revendications : l'augmentation de 2% de l'indemnité spéciale de fonction, refonte des grades de la catégorie C (limitée à 3 comme pour les autres filières de la fonction publique), création de la catégorie A pour les responsables des grands postes de police municipale. D’ici la parution du magazine, ses conclusions devraient nous être rendues. Nous avons accepté d'attendre cette échéance. En espérant, que dans ce cas, la patience sera payante. Ne soyons pas naïfs. Même ces avancées, si minimes soient-elles, ne sont pas acquises. Néanmoins, la parole donnée se respecte et l'échéance est proche.
Depuis le 17 octobre 2003, un décret relatif au régime indemnitaire des fonctionnaires permet aux policiers municipaux et gardes champêtres de bénéficier de l’I.A.T. (indemnité d’administration et de technicité). Une avancée certes, mais pas acquise pour tous. Puisque son obtention est subordonnée à la volonté de la collectivité à laquelle l’agent est rattaché.
Une chose est sûre pourtant. Les policiers municipaux sont de plus en plus nombreux. 5 000 en 1983, près de 19 000 aujourd'hui. Il ne reste plus que la motivation de chacun et la détermination à obtenir nos légitimes requêtes.
Théoriquement en janvier 2004, nous serons donc fixés sur les propositions du gouvernement.
Satisfaisantes ? Insuffisantes ? Soyons prêts aujourd'hui à réagir, si d'aventure le choix qui sera fait nous léserait encore de nos espérances.
N'hésitez pas à nous écrire à contact@unapm.org.
Michel Lecquio
Président de l'UNAPM